Vu hier soir sur France5 dans "Le magazine de la santé"
(Bonne émission d'ailleurs, qui manque cruellement d'un point de vue infirmier mais nul n'est parfait, d'ailleurs me trotte dans l'idée de leur écrire pour leur exprimer mon point de vue sur le
sujet...)... Aïe, je m'égare...
Vu donc hier, il semblerait qu'un patient du VIH, traité par trithérapie et atteint de leucémie ait subi une greffe de moëlle provenant d'une porteuse "résistante"
au VIH. D'après les observations le virus serait indétectable dans le corps de ce patient depuis cette greffe.
Ne nous emballons pas, il s'agit d'un cas isolé et les médecins à l'origine de la greffe mesurent et tempèrent les résultats obtenus, ne serait-ce que pour
permettre un temps d'observation suffisant.
Qu'est ce qu'une personne "résistante" au VIH?
Selon l'Institut Pasteur " Entre 5 et 15% des individus de différentes
populations à risque (partenaires réguliers de sujets séropositifs, prostituées, toxicomanes par voie intraveineuse) ne montrent aucun signe apparent d'infection par le VIH-1 malgré plusieurs
années d'exposition. Ces individus sont dits "exposés non infectés" (ENI)."
Lors de nos cours nous avons vu également que des personnes sont 'Non progresseurs à long terme" c'est à dire
que soit ils sont porteurs du VIH (et à ce titre peuvent le transmettre) mais qu'eux mêmes ne déclarent pas la maladie, ou alors de façon beaucoup plus "lente" que le reste de la
population.
A l'heure actuelle on explique cette "résistance" par une mutation génétique affectant la surface des
cellules (des recepteurs qu'utilise une sorte de VIH, car il en existe plusieurs sortes).
Il semblerait que cette mutation génétique du donneur ait pu passer au receveur, plus de vingt mois après la
greffe et donc l'arrêt du traitement antirétroviral le patient a toujours un taux de charge virale indétectable.
Ce résultat reste pour l'instant largement inexpliqué, et la greffe de moëlle est une opération lourde, trop
sans doute pour que l'on puisse l'envisager comme traitement pour tous les porteurs du VIH, toutefois elle confirme l'intérêt des recherches actuelles sur les récepteurs cellulaires sur lesquels
se fixent le virus (CCR5 principalement).
Sources:
link
Par Fée K-lom
-
Publié dans : Actu
0
-
Recommander
Derniers Commentaires