Jeudi 19 mars 2009 4 19 03 2009 16:02
Je suis en ce moment en stage en psy.
Mon tout premier stage psy ça a été une catastrophe, et le mieux c'est que pendant le stage je ne m'en suis même pas forcément rendue compte.
En fait durant les quatre semaines qu'il a duré je n'ai rien vu, rien compris, rien analysé... Une véritable débâcle...
C'était le tout premier stage de première année, je débutais toute fraîche, et j'étais encore dans l'illusion que les infrimier(e)s étaient tous des gens forcément gentils, ayant un penchant naturel pour le dialogue, etc, et patati et patata...
Durant ce premier stage je me suis comportée comme on se comporte partout, je parlais comme je fais avec mes voisins et puis je buvais du café... Cool... Je me suis fait chier grave.
A aucun moment un(e) infirmier(e) n'est venu me dire que je déconnais et que je passais à côté de beaucoup de choses, jamais. Certes leur boulot ne consiste pas à prendre les gens par la main mais tout de même, première année, premier stage, peut-être qu'il faut ouvrir un peu les yeux des gens pour qu'ils puissent voir ce qu'il y a à voir justement.
Je suis sortie de ce stage avec une note moyenne et des appréciations au ras des pâquerettes... Et ça a été tout à fait bénéfique, j'ai passé un an à réfléchir sur ce stage.
Un an après je suis à nouveau en stage en psy, et là c'est génial, je vois les gens, comme ils parlent, comme ils se comportent, comme ils utilisent les mots, lesquels et à quel moment et avec quelle attitude. Comme ils viennent vers moi, ou pas. Comme ils s'expriment verbalement ou avec leurs mains, leur créativité, leurs yeux, leurs cris, leurs larmes. Comme ils ont peur, comme ils tremblent, comme ils se fâchent, comme ils délirent, comme ils entendent ce que personne d'autre n'entend et comme cela existe pourtant totalement ... pour eux. Comme ils acceptent ou rejettent mon aide, comme je me sens capable de l'offrir ... ou pas. Comme faire un dessin n'est pas juste faire un dessin, comme dire "je veux relever la tête", et le dire tête baissée, est tellement différent de le dire en regardant l'autre dans les yeux. Comme ils manipulent, comme ils sont manipulés, comme ils se manipulent eux-mêmes...

J'adore ce stage, je prends un pied incroyable!

Et pourtant que j'ai le sentiment que je vais prendre une veste à la note.

Parce que je suis beaucoup dans l'observation et que la moitié des IDE présents voudraient que je perde mon temps à poser des perf, faire des pansements... Je m'en fous de ça! Je veux faire des entretiens, je veux aller aux activités, je veux voir les patients au près d'eux mêmes! Les perfs et les pansements bordel j'en verrais partout dans d'autres services! Foutez moi la paix avec ça! je veux apprendre les techniques d'entretiens, je veux qu'on me montre ce qui est pertinent dans le comportement de madame X, ce qui doit me tilter dans le discours de monsieur Y! Montrez moi!!! Montrez moi!!!

Alors je m'accroche aux quelques IDE qui acceptent de me montrer ceux qui sont en psy pour faire de la psy, ceux qui aiment l'humain, avec tout ce que cela veut dire...

Je me demande si c'est pas en psy que je saurais être le plus utile...
Par Fée K-lom - Publié dans : Stages
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Samedi 14 mars 2009 6 14 03 2009 12:04
Je suis actuellement en stage en psychiatrie, deuxième stage sur cette spécialité... Et je constate à nouveau le gouffre qui me sépare d'une connaissance suffisante et d'une prise en charge adéquate de ces patients. D'autant plus grande que l'infirmier psy de l'équipe me décrit la population présente (je suis en clinique) comme étant "pas compliquée".....  -_- ...... Pauvre de moi, pauvre de eux....

La population accueillie se compose principalement de personnes en phase dépressive et de personnes en cure de désintoxication alcoolique. Donc il est vrai pas de pathologies extrèmement complexes comme j'avais pu en voir lors de mon premier stage mais tout de mêmes parfois des angoisses dévorantes qui me laissent pantoise...

Certes dans mon IFSI les approches théoriques au niveau psychiatrie ont été très minimes en première année, mais nous avons la chance d'avoir un formateur Infirmier Psy et nos connaissances vont être largement enrichies en deuxième année nous a-t-il dit. Je pense que nous pouvons lui faire confiance pour défendre de façon correcte sa spécialité. Il n'empêche...

Il n'empêche je mesure aujourd'hui que s'il est exact que tout infirmier digne de ce nom doit avoir une approche solide de la psychiatrie parce que ces patients se retrouvent dans tous les services (des fois ils sont aussi dans les équipes mais c'est une autre histoire ^^), la psychiatrie est très spécifique et avoir cesser de l'enseigner aux infirmiers de façon spécialisée a certaienement été une erreur monumentale. Et je constate en plus que certains infirmiers psy en veulent aux Etudiants DE et le leur font savoir (et le leur font payer) alors qu'ils ne sont en aucun cas responsables de la situation. Ils en veulent aussi, soit dit en passant, à ce formateur spé psy qui pourtant ne fait que tenter de sauver les meubles en partageant au maximum ses connaissances. Pour eux il "rentre dans le moule" et en prend plein les dents.

Je reste dubitative... C'est très intéressant la psy, ça oblige à se creuser la tête, à réfléchir sur soi, à comprendre ses sentiments, ses attitudes, ce sont des questions continuelles... C'est usant ^^... Mais en fait le travail que l'on doit faire sur soi est tellement énorme qu'il empêche plus ou moins le travail sur l'autre, sur le soigné. Je n'ai pas assez de temps! 3 mois de stage en psy sur les 3 ans du cursus c'est pas assez d'abord pour bosser sur moi et pour bosser sur l'autre! Et comment avoir de l'empathie et mener les relations adéquates à l'autre si je ne me connais, ne me comprends pas moi-même?

Beaucoup d'Infirmiers psy rechignent à prendre vraiment en charge les étudiants, il faut avant que nous leur montrions un courage et une ténacité réelle, très difficile... Mais je les comprends!!! Nous leur demandons de nous donner en 1 mois de stage ce qu'ils ont étudié en 3 ans et qu'ils continuent d'étudier! Sans compter qu'ils sont en plus responsables du tutorat de leurs nouveaux collègues! Aveux s'il en était besoin que ceux-ci sont très très très loin d'avoir ne serait-ce que les bases théoriques adéquates à la bonne pratique.

Alors je me défonce, enfin j'essaie, pour en apprendre le maximum sur mon stage. Je questionne, j'observe, je lis beaucoup... Et dans le même temps je prépare mon éval de cardio de dans deux semaine... Je deviens folle mais j'suis au bon endroit...

Faudrait-il rétablir le cursus spécialisé psy? Tout en préservant les apports théoriques et au moins un stage psy aux étudiants DE? Je me pose des questions pour ces patients là... Mon ressenti actuel c'est que toute l'infirmerie est sans dessus dessous, tous sont à bout de nerfs, mais les patients de psy ont tout particulièrement besoin de stabilité...
Par Fée K-lom - Publié dans : Stages
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Samedi 14 mars 2009 6 14 03 2009 11:37
Notre chère Sinistre, Mme Bachelot, a annoncé que les étudiants en soins infirmiers promotion 2009/2012 serait reconnus niveau Licence, c'est à dire (enfin!) une reconnaissance à Bac+3.

Je sais pas si y'en a des qui crient "Youpiiiiiiiiiiiiiii !!!", je sais pas encore à quel niveau cela va avoir un impact:
- Sur le cursus de formation et ses modalités: Cela change déjà à compter de la rentrée de septembre 2009 (justement), la première année va être beaucoup plus théorique si j'ai bien compris... De là à ce que cette première année se transforme en une sorte de première année de médecine... Les périodes de stage vont être plus longues: De 4 semaines elles vont passer à 8 si je ne m'abuse. Je pense qu'en ce qui concerne la psy c'est tout à fait génial. Cette spécialité est tellement subjective qu'il faut bien au moins le double de temps pour en apprécier toutes les difficultés (à défaut de commencer à comprendre comment pratiquer...). Pour le reste quoi de formatif à rester 8 semaines dans les autres lieux? Sérieux mis à part devenir des petites mains corvéables à merci je vois pas... Et puis on a tous vécu des stages difficiles, dans ces cas là 4 semaines c'est déjà trèèèèèèèèèèèèès long! 8, j'imagine même pas le carnage!

- Sur la rémunération des IDE (Infirmirmier(e)s Diplômé(e)s d'Etat)... Est-ce que les futurs étudiants passeront catégorie A en 2012? Et qu'en est-il des étudiants des promos précédentes? Parce que j'ai commencé les études 1 an plus tôt je serais moins payée que le collègue qui me rejoindra en service 1 an plus tard et que j'aurais à continuer de former? Et mes aîné(e)s? Ceux et celles qui se font chier à m'enseigner ce que l'expérience leur a appris, ils vont voir débarquer les p'tits nouveaux mieux payer et afficher un grand sourire?

Je sens que ça va être cool l'ambiance dans les services! :) Sûr qu'on va bien rigoler!

Si je me plante pas quand les Instituteurs sont passés Professeurs des Ecoles, ça a mis dix ans pour que tous se retrouvent sur la même échelle salariale... Je flippe...

Est-ce que je devrais arrêter là, première année en poche, faire une ou deux années en tant qu'AS ou faire un bébé, ou prendre une année sabbatique, ou me casser les deux jambes l'une après l'autre, etc, etc... Et reprendre mes études pour rejoindre les rangs des futurs licenciés d'après la rentrée 2009... (Ha c'est une question)... ????

Mais quelle conne ai-je été de vouloir reprendre mes études en 2008! Quelle cruche! Quelle débile profonde! Je suis condamnée à un bac + 3 non reconnu et à un salaire de 1500 euros avec la vie des gens entre mes p'tites mimines...

Mais pourquoi Coluche est mort??? Au moins ça m'aurait fait rigoler!!!

Par Fée K-lom - Publié dans : Actu
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Samedi 21 février 2009 6 21 02 2009 13:03
L'achat de livres, c'est sans doute mon plus gros budget du moment (en dehors de la bouffe et de l'essence of course). J'en ai acheté pour environ 200 euros ce mois-ci, entre ceux qui me sont nécessaires aux études:

- Cahier de l'infirmière cardiologie
- Cahier de l'infirmière psy I et psy II
- Pathologies médicales et pratiques infirmières tome I, II et III
- Le complexe du homard
- Les étapes majeures de l'enfance

Et ceux persos:

- Urgences pour l'hôpital
- Où on va papa?
- La stratégie des antilopes

Cela commence à faire... Mais en même temps bin je les lis et en même temps j"e ne peux vivre sans livres"... Seulement je me pose tout de même la question de l'étudiant(e) pauvre, comment il se démmerde celui-là?

Allez, on disait que j'étais pauvre (j'ai même pas à me forcer beaucoup ayant été au RMI pendant deux ans j'imagine assez bien). Déjà j'enlève les livres persos, pis je me dis qu'avec un peu de bol y'a un cahier de l'infirmière "ados" qui me causera du développement de l'enfant, je mets Dolto au placard. Me reste les trois cahiers de l'inf et les Pathos/Pratiques.... Presque 120 euros, achetés sur un site, sans frais de ports (ou de frais d'essence ou de bus si tu vas direct à la librairie)...

Si je n'avais pas eu le doit aux assedics pendant ma formation je ne serais tout simplement pas là. Parce que vivre sur le seul salaire de mon ami, ouvrier du bâtiment, bin on aurait pas rigolé tous les jours! Et moi je suis conne, j'exige de rigoler tous les jours! Là, avec son salaire d'environ 1400 € et mes assedics d'à peu près 800 € on se démerde plutôt bien, sans sorties, sans vacances, sans restos, sans cinés etc, mais avec des livres et des rigolades.

Tiens là dedans j'oublie les 130 € que coûte l'inscription à l'école chaque année (ce qui n'est rien en regard des frais d'une scolarité à la Croix Rouge par exemple, mais bon c'est privé, t'es au courant quand tu passes le concours).
J'imagine comme certains doivent être en grosse galère, comme certaines familles doivent tirer sur tous les bords pour s'en sortir... Et je vois les parents ouvriers avec trois gosses tous en âge d'étudier, ça fait rêver...

Après, il y a le CDI de l'IFSI, certes cela nous donne accès à certains ouvrages, mais tout de même des ouvrages surtout et principalement médicaux, qui ne nous ferons pas forcément réfléchir sur "qu'est-ce que l'être humain"? Pourtant ce que nous allons soigner demain ça n'est pas le col du fémur de la 2, la grossesse extra-utérine de la 7 ou la prostatectomie de la 13! Ce sont des hommes, des femmes, des enfants... Qu'est-ce que je fais de ça si je ne sais pas ce que c'est? Et la meilleure façon de le savoir est-ce que ça n'est pas de le lire? De les lire tous? Et d'y revenir?!
Je m'étonne devant les étudiants qui, le DE en poche, s'empressent immédiatement de vendre leurs livres... J'ai du mal à comprendre cette démarche, un besoin de balancer dehors une période difficile de leur vie?

Levez le doigt ceux qui ne font pas d'études ou n'en reprennent pas parce qu'ils manquent d'argent?!
Par Fée K-lom - Publié dans : Divers
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Vendredi 13 février 2009 5 13 02 2009 12:58
Vu hier soir sur France5 dans "Le magazine de la santé" (Bonne émission d'ailleurs, qui manque cruellement d'un point de vue infirmier mais nul n'est parfait, d'ailleurs me trotte dans l'idée de leur écrire pour leur exprimer mon point de vue sur le sujet...)... Aïe, je m'égare...

Vu donc hier, il semblerait qu'un patient du VIH, traité par trithérapie et atteint de leucémie ait subi une greffe de moëlle provenant d'une porteuse "résistante" au VIH. D'après les observations le virus serait indétectable dans le corps de ce patient depuis cette greffe.

Ne nous emballons pas, il s'agit d'un cas isolé et les médecins à l'origine de la greffe mesurent et tempèrent les résultats obtenus, ne serait-ce que pour permettre un temps d'observation suffisant.

Qu'est ce qu'une personne "résistante" au VIH?

Selon l'Institut Pasteur " Entre 5 et 15% des individus de différentes populations à risque (partenaires réguliers de sujets séropositifs, prostituées, toxicomanes par voie intraveineuse) ne montrent aucun signe apparent d'infection par le VIH-1 malgré plusieurs années d'exposition. Ces individus sont dits "exposés non infectés" (ENI)."
Lors de nos cours nous avons vu également que des personnes sont 'Non progresseurs à long terme" c'est à dire que soit ils sont porteurs du VIH (et à ce titre peuvent le transmettre) mais qu'eux mêmes ne déclarent pas la maladie, ou alors de façon beaucoup plus "lente" que le reste de la population.
A l'heure actuelle on explique cette "résistance" par une mutation génétique affectant la surface des cellules (des recepteurs qu'utilise une sorte de VIH, car il en existe plusieurs sortes).

Il semblerait que cette mutation génétique du donneur ait pu passer au receveur, plus de vingt mois après la greffe et donc l'arrêt du traitement antirétroviral le patient a toujours un taux de charge virale indétectable.

Ce résultat reste pour l'instant largement inexpliqué, et la greffe de moëlle est une opération lourde, trop sans doute pour que l'on puisse l'envisager comme traitement pour tous les porteurs du VIH, toutefois elle confirme l'intérêt des recherches actuelles sur les récepteurs cellulaires sur lesquels se fixent le virus (CCR5 principalement).

Sources:
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Par Fée K-lom - Publié dans : Actu
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